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08/10/2014

Gilbert Koné kafana pionnier de la démocratie participative locale en Cote d’Ivoire

democratie participative, yopougon, gilbert kone kafana, societe civile, budget participativeLe Député-maire Gilbert Koné KAFANA, 1er magistrat de la grande commune de Yopougon a invité ses administrés à participer le jeudi 03 octobre 2014 à un séminaire dont le thème est pour le moins rare dans nos contrées, « séminaire de réflexion sur les stratégies de veille pour la mise en œuvre efficiente des actions du Conseil Municipal de Yopougon. »


100 participants venant de toutes les couches sociales et professionnelles et certains responsables de structures déconcentrées de l’Etat travaillant dans la commune ont donc planché sur ce thème très ambitieux dont l’objectif affiché était , selon le maire,  de « Créer un cadre de proximité et d’expression avec les populations et de la  mise en place d’une politique d’accompagnement de l’administration communale dans l’accomplissement de ses missions de service public » .

L’on constate donc que le gestionnaire de la cité qu’est le maire veut mettre à contribution les élus, les membres de la société civile, les cadres de la Ville, les représentants des syndicats et autres groupes socioprofessionnels et les personnes impliquées dans les secteurs résidentiel, commercial, industriel, communautaire et sportif ainsi que culturel, patrimonial et touristique.

Il s’agit donc pour Koné Kafana de donner les clés de la cité aux citoyens en favorisant l’expression et la participation collective des communautés à la gestion de la chose publique.

Il ya de cela plus d’un an, plus exactement le 22 aout 2013, dans le somptueux cadre de l’Hôtel Astoria Palace, le maire et président de tous les maires de la Cote d’Ivoire, il est aussi président de l’UVICOCI, Gilbert Koné Kafana invitait 400 résidents-administrés de sa commune à une table ronde pour épluché  le thème de l‘amélioration de la qualité de vie des populations par les populations elles-mêmes.

Cette journée de consultations et d’échanges invitait les organisations de jeunes, de femmes, les élèves , les commerçants , les artisans , les  transporteurs , les chefs coutumiers et leaders religieux à prendre part à ce rendez vous de l'élaboration du Plan d'Action Communal pour l'amélioration de la qualité de vie des habitants de la commune.

Avec l’appui de l’USAID, l’Agence de coopération des Etats-Unis, tout ce beau monde, après la table ronde, organisé autour de leur coordinatrice du territoire communale, Diaby Bintou , ont mené des rencontres dans 36 sous-quartiers de la commune afin d’élaborer des projets « prioritaires » qui devraient servir de boussole au maire dans sa politique de gestion communale.

Le Budget participatif, le mot est lâché !

Le Budget participatif, concept né au Brésil et dépassant la conception de la démocratie représentative, implique la participation et la prise de décision des habitants à l’élaboration du budget municipal, mais plus encore, le budget participatif  donne plus de sens et de contenu à l’action politique de l’élu local.

La démocratie représentative ou la démocratie du vote à chaque échéance électorale tranche avec la gestion participative ou les habitants de la cité et l’élu local travaillent ensemble dans l’élaboration et la mise en œuvre de la politique de gestion du territoire communal.

Plus de 10 ans que cela marche au Brésil plus précisément à Porto Alegre, Belem, Santo Andre, et dans plus de 1 200 municipalités  de l’Amérique latine, au Pérou c’est Villa El Savator ensuite l’Europe a suivi, avec Hambourg en Allemagne, Lisbonne et  Paris avec Anne Hidalgo qui y consacre 5% du budget de sa mairie, et Toronto.

 La participation des populations à l’élaboration des projets dont elles décident leur permet de se réapproprier les questions de la cité et selon Anne Hidalgo cette démarche se justifie amplement car « Les institutions démocratiques et les représentants élus sont confrontés à une crise de confiance de la part des citoyens, qui se sentent éloignés voire exclus des choix politiques, dont ils constatent pourtant les conséquences dans leur vie quotidienne. Il faut endiguer ce phénomène en encourageant la démocratie directe » peut-on lire dans une interview publiée sur le site de la mairie de Paris.

D’ailleurs, sans tomber dans un idéalisme démocratique naïf, il faut croire à l'engagement de milliers de citoyens et citoyennes, pauvres et moins pauvres, qui se mobilisent pour un cadre de vie meilleur, pour des politiques publiques qui les concernent directement.

Cela va d’ailleurs aider à en finir avec le clientélisme politique ambiant sous nos tropiques et qui voudraient qu’une bonne partie du budget municipal soit octroyée sous forme de subvention aux électeurs sous forme d’intervention sociale. Les citoyens-électeurs l’exigent en faisant planée l’épée de Damoclès sur la tète des élus et ces derniers, peu imaginatifs s’en contentent, fidélisant ses électeurs pour les prochaines échéances électorales.

Les consultations de la base dans l’élaboration des projets de développement ou la démocratie participative introduit un espace de réflexion sur la démocratie électorale ou de représentation tout en revalorisant les citoyens.

Sans les considérer comme un modèle à imiter mécaniquement, ils introduisent un espace d'expérimentation et de réflexion pour redonner une légitimité à l'autorité locale et à l'action politique.

Le maire de Yopougon pilote déjà dans sa commune, le projet de réhabilitation communautaire, le COSAY, (Cohésion Sociale Abobo-Yopougon) avec l’appui de la coopération Japonaise, la Jica, qui réunit des communautés de deux quartiers distincts autour de la réhabilitation de leurs écoles primaires et une voie principale menant à leur école. Les populations qui récemment  se regardaient en chien de faïence se sont mobilisées ensemble en fournissant la main d’œuvre (création d’emplois locaux) et les moyens dont ils disposent pour les différents travaux de réhabilitations. Le projet COSAY, prend en compte la rénovation des  écoles primaires de Sideci, EEP Sogefiha 6 et de Port Bouet 02 , EPP Palmeraie.

La salle de mariage de la mairie de Yopougon, réhabilitée par  l’USAID à hauteur de 50 millions de F CFA, sera gérée par un comité incluant des représentants de la  société civile afin que les populations s’occupent elles-mêmes de l’entretien du bâtiment commun à tous pour pérenniser l’investissement.

Un autre programme de cohésion sociale est en train de naitre avec le soutien technique et financier de l’Union Européenne (environ 270 million de F CFA) et qui concerne la réhabilitation sociale par les activités socioculturelles et sportives dans la commune de Yopougon et également à Abobo, les deux cités fortement touchées par la crise post électorale.

La démocratie participative, version KAFANA est une mode de gouvernance qui reconstruit le lien social entre habitants de cité mais également le lien des populations avec l’intérêt général c'est-à-dire la municipalité.

La Cote d’Ivoire post crise sous la houlette du Président le l’UVICOCI, le Député-maire Gilbert Koné Kafana est en train d’inventer sous nos yeux, une nouvelle culture démocratique et une nouvelle façon de créer la citoyenneté.

Badciss Badciss

11:21 Écrit par mairie de yopougon | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | |  del.icio.us

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